Généralités
Nous n'avons pas à développer ici, la théorie du soutènement en général, cependant, on construit en limousinerie des murs de terrasse et plus généralement des murs soutenant un massif de terre qui exerce sur eux "une poussée". Il convient donc ici, d'examiner les règles pratiques et leur construction en les étayant sur quelques notions théoriques très élémentaires et sur des formules empiriques qui aideront le limousinant dans l'exécution d'ouvrages courants.
Lorsque les matériaux meubles tels que le sable, des remblais, etc... sont abandonnés à eux-mêmes, ils se mettent en un tas délimité par des talus doux, dont l'inclinaison varie avec la nature des matériaux. L'angle ainsi formé avec le talus avec le plan horizontal s'appelle "l'angle du talus naturel" ou encore "l'angle de frottement" c'est à dire, qu'il est la limite suffisante pour empêcher les particules de rouler les unes sur les autres. Dans la pratique on se trouve très rarement en présence d'une terre parfaitement ameublie et dont les particules qui la composent roulent librement les unes sur les autres.
C'est ainsi que dans un déblai, on peut tailler la paroi presque à pic ou tout au moins en talus plus raide que le talus naturel.
Il existe une force intérieure appelée "cohésion" mais si on laisse la paroi exposée aux intempéries, elle finit pas s'ébouler. On mesure dans des laboratoires spécialisés, l'angle de frottement de la "cohésion" du matériau qui interviennent dans le calcul des soutènements.
Rappelons que l'inclinaison d'un talus est le rapport h/b de hauteur à la base, c'est à dire l'angle avec l'horizon. S'il s'agit au contraire du "fruit" d'un mur, c'est l'angle avec la verticale qu'il faut considérer, soit le rapport b/h (fig. 99).
