L'étaiement fait partie des travaux provisoires et quelquefois urgents. Il est indispensable de le concevoir pour être rapidement mis en oeuvre en lui permettant la plus grande récupération des matériaux. L'utilisation sera appropriée à chacun des cas en limitant les pertes où l'entrepreneur traite le plus souvent ces travaux en location. Les étaiements dans le bâtiment en général constituent bien souvent des opérations importantes et répétées dont dépendent la stabilité et la solidité des ouvrages provisoires et la sécurité du personnel travaillant au-dessus ou en dessous.
Deux systèmes d'étaiement existent : l'étaiement bois et l'étaiement métallique.
L'étaiement bois
- Les batteries d'étais
Elles sont composées d'un ensemble d'étais posés dans un même alignement. Si on superpose plusieurs batteries d'étais posés dans un même alignement. Si on superpose plusieurs batteries d'étais, celles placées dans les niveaux inférieurs et donc reprenant plus d'efforts à reprendre, les étais peuvent être disposés de biais. Cette méthode présente l'avantage de pouvoir être taillée en série, les étais s'adaptant aux différences de hauteur. Dans une batterie, les étais sont reliés entre eux par des moises et des croisillons qui assurent le contreventement de l'ensemble.


1. Bonne disposition des cales, les faces coupées vers le
bas.
2. Mauvaise disposition des cales. Danger de glissement.
3. Bonne position des cales, la cale sera clouée. Danger de glissement. La
butée de base D clouée avec pointes 70.
4. Bonne stabilité due à la butée D. Appui à embrèvement épaulement.
5. Mauvaise exécution. La cale 1 ne peut pas servir pour remonter. L'appui de
la cale n°2 n'a pas de stabilité.
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a) chevalement |
Exemple d'utilisation de
filets et de chevalements |
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a) semelle haute |
Exemple d'utilisation de
filets et de chevalements |
- Les étais en pied de tréteau
Dans ce cas-là, les étais assurent la stabilité transversale et longitudinale de l'ouvrage en plus de la reprise de la charge verticale.
L'empattement des pieds est de l'ordre du tiers de la hauteur. Les étais étaient aussi autrefois appelés "chevalements".

L'étaiement métallique
L'étais extensible ou légers économiques utilisés le plus souvent dans les petites entreprises de constructions et de restauration.
Etai extensible :
De 1,50 m à 2,70 m
De 1,60 m à 2,90 m
De 1,90 m à 3,40 m
De 2,50 m à 4,40
Charge utile = 2,50 tonnes à une hauteur de 3,00 m.
Le blindage des fouilles
Technique d'étaiement un peu à part, le blindage consiste à empêcher que les parois d'une fouille ne déversent et ne s'effondrent.
![]() a) coupe transversale b) détail de raccord c) détail du cadre d) liens e) f) enfilages du plancher de blindage g) cadres i) fruit j) couche ou traverse k) longrine l) étais m) clameau n) gueule de loup Blindage pas cades de bois |
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| a) bentonite b)muret servant de guide c) câbles et fourreau d) bouchon de résine e) béton f) contremur g) plancher h) coté fouille i) vanne j) système de mise en tension Blindage par parois moulées |
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| a) blindage en bastaings
servant de coffrage b) c) tirant d) 0,80 à 2 m Paroi Berlinoise |
On étrésillonne les baies pour maintenir leur écartement et prévenir tout
désordre dans une façade lors de la mise en charge des étais ou des
contrefiches. Pour un bon maintien, on étaye généralement les ouvertures sur
deux niveaux.
Les couches horizontales sont plus courtes de quelques millimètres, tandis que
les verticales sont mises à forcer légèrement.
Les étrésillons forment une pente d'environ 35% et comportent un désabout de
10 cm de façon à s'appliquer exactement les uns sur les autres. Lors de leur
mise en place, on les serre fermement contre les semelles verticales. Une
dernière cale vient bloquer l'ensemble.
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| a) couche verticale b) étrésillon c) cale Etrésillonnement d'une baie à embrasure profonde |
a) couche haute b) cale de serrage c) étrésillon d) désabouts e) couche verticale f) poteles g) couche basse h) coin Etrésillonnement d'une grande baie |
Les cintres sont employés soit pour étayer les éléments arqués, soit pour supporter et empêcher leur effondrement, soit pour les soutenir pendant leur restauration.
Ces étaiements présentent la particularité d'être taillés à l'atelier. Cela nécessite donc un relevé de dormes précis. Le principe de relevé de côtes consiste à mesurer à partir d'un trait de niveau, différents points de l'arc de manière à former des triangles. Ces triangles seront reportés sur épure, obtenant ainsi la courbure de l'arc à soulager.
L'étaiement est réalisé avec un peu de jeu qui servira lors du levage ou pour un éventuel calfeutrement au plâtre.
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| a) intrados de l'arc b) pige avec clou servant à accrocher le décamètre c) triangle permettant de dessiner les points sur l'épure d) trait de niveau Relevé d'un arc en ogive à l'aide d'un décamètre et d'une pige |
a) couchis b) sous-veau c) flasque d) coins de serrage e) couche f) poutrelle en fer Cintre renforcé |